Projet APT - BNP Paribas Canada
BNP Paribas au Canada A propos de BNP Paribas
Signataires

Signataires (de gauche à droite) : Sauveur Menella (BNP Paribas, Fondation BNP Paribas), Denis Brière (recteur de l’Université Laval) et Sarah Mondet (Représentante du CNRS en Amérique du Nord) Crédit photo : Marc Robitaille, Université Laval à Québec

Le 3 décembre 2014, la Fondation BNP Paribas, le Centre National pour la Recherche Scientifique (CNRS, France) et l’Université Laval à Québec ont signé une convention visant à financer sur trois ans un programme de recherche scientifique sur les effets climatiques du phénomène de la fonte du pergélisol. Nommé « APT » (Acceleration of Permafrost Thaw By Snow – Vegetation Interactions), il s’agit de l’un des cinq projets mondiaux de recherche sur les changements climatiques.Le réchauffement du climat entraine la fonte du pergélisol, cette mince couche de terre gelée en permanence, que l’on retrouve en Alaska, en Sibérie et au Canada, et qui recouvre 20% de la surface terrestre. Une partie du carbone que celui-ci contient va se transformer en CO2. On estime que ce phénomène pourrait libérer jusqu’à deux fois plus de CO2 que l’atmosphère en contient aujourd’hui.

Au-delà du bouleversement que cela pourrait avoir sur l’environnement local et les populations Inuits, les conséquences pour toute la planète pourraient être considérables.

L’équipe franco-canadienne du laboratoire Takuvik, une unité mixte internationale entre le CNRS et l’Université Laval à Québec, va mener une étude sur plusieurs années dans le grand nord canadien, afin d’en savoir plus sur ce processus, pour connaître notamment sa vitesse et estimer la quantité de CO2 qui pourrait être rejetée dans l’atmosphère.

La population Inuit sera considérée comme partie intégrante de ce projet. L’école du village Inuit d’Umiujaq au Nunavik sera notamment équipée d’outils pour permettre aux élèves de relever des données sur la température du sol et la densité de la neige. Un travail précieux pour les chercheurs qui ne peuvent pas se rendre tous les jours sur le terrain. En outre, un site Internet permettra aux élèves de partager les données collectées et traiter de l’adaptation des communautés Inuits au changement climatique.

La convention a été signée à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle ont participé de nombreux journalistes. Elle s’est poursuivie par une visite du laboratoire Takuvik, puis par un voyage sur le terrain, à Kuujjuarapik, où se dérouleront les recherches.

Selon la Fondation BNP Paribas, le changement climatique est l’un des plus grands défis auxquels ait été confrontée l’humanité. En modifiant durablement notre environnement et la disponibilité de certaines ressources naturelles, ce phénomène risque de remettre en cause nos modes de vie et aura par conséquent un impact important sur le tissu social et politique des communautés à travers le monde. Comprendre quels en sont les facteurs et prévoir quelles seront les conséquences sur notre environnement et les populations sont donc des enjeux majeurs. Ils permettront notamment aux scientifiques, aux décideurs, aux industriels et plus largement à chacun d’entre nous d’adapter nos comportements afin d’en limiter l’impact sur le climat.

13 mars 2015 : « La fonte du permafrost, une bombe climatique » (Journal Le Figaro – auteur : Cyrille Vanlerberghe)

Mars 2015 : La Bombe Pergélisol (Journal Québec Science – auteur : Raymond Lemieux)

 

 

Le projet APT en vidéo